J'ai été le voir hier et j'ai adoré !!!!
« Rencontre à Elizabethtown » est un de ces films dont on déteste la fin. C'est pas qu'elle soit le contraire de ce qu'on attendait. Ni qu'elle soit particulièrement tordue et incompréhensible. Vous savez, une de ces fins où l'on dit « Euh, ouais, et alors ? ». On déteste tous ça. Non dans le cas de ce film, on ne supporte pas cette fin, parce que c'est la fin, justement. Même après deux heures d'images, on aimerait bien en avoir encore une petite cuillère. Allez, deux cuillères. Parce qu'on a mal aux yeux mais le c½ur qui va tellement mieux....
Cameron Crowe nous offre ici une belle histoire de hasard, ou plutôt de destin. Deux jolies personnes qui se sont cherchés, espérés toute leur vie sans le savoir vraiment. Et qui finissent par se trouver, une nuit, dans un avion entre l'Oregon et le Kentucky. C'est simple. Une histoire de midinettes, comme pourrait dire certains, mais qui, j'en suis sûre, toucherait n'importe quel mec qui se la joue macho. Je ne connais rien de plus universel que l'amour. Alors forcément, quand on nous en jette comme ça plein la figure, on ne peut être que troublés.
La bande originale est enivrante, la mise en scène sobre et efficace, dans le meilleur sens du terme possible. Qui a dit qu'il fallait des tonnes d'effets spéciaux et de techniques révolutionnaires pour faire rêver les spectateurs ? Non, la vie, dans tout ce qu'elle a de plus simple, douloureuse parfois, et surtout pleine d'espoir, la vie donc devrait suffire à faire rêver n'importe lequel d'entre nous. C'est ce que nous donne ce film, de l'espoir.
Les acteurs sont eux aussi fabuleux. Orlando Bloom est délicieusement ch'boumant et porte ce rôle tout nouveau pour lui à merveille. Il n'est pas que convaincant en pirate ou en chevalier, il crève aussi l'écran dans un simple tee shirt. Il joue Drew Baylor, un jeune designer qui vient de se faire violemment remercier et qui perd son père en même temps, un paternel qu'il va apprendre à connaître après sa disparition. A ses côtés, la lumineuse Kirsten Dunst en hôtesse de l'air irrésistible et charismatique que le ciel a mis sur sa route pour lui montrer la beauté de la vie. Les deux ensemble sont une évidence. A noter aussi la merveilleuse Susan Sarandon, si émouvante dans son numéro de claquettes à l'enterrement de son époux.
Voilà pourquoi on ne peut pas se réjouir à la fin de ce film. Mais comme on n'a pas le choix, il faut se résigner. Attendre que ces deux amoureux nous adressent leur fameux « dernier regard » qui veut dire « au revoir ». On a pris une bonne dose de tendresse. « Rencontre à Elizabethtown » est une merveille de film, on ne ressort pas de la salle comme on en est entrés. Et quand la salle se rallume, ils nous manquent déjà...